jeudi 6 mars 2014

Présentations et questionnements

Pour ce nouvel article, je vais vous donner un aperçu de mon quotidien et vous fournir quelques informations sur les différences de pratiques que j'ai pu observer jusque là. A vrai dire, il y a tellement de choses que j'ai déjà relevées ou qui me posent questions que je ne pourrai pas vous faire part de tout.
J'ai aussi envie de profiter de cet article pour souhaiter la bienvenue dans cette aventure à Maud, La réponse favorable de l'OFQJ, qui s'est laissée désirer, ne l'a pas empêchée de vivre quelques péripéties à l'aéroport.
Ah tu t'en souviendras de ce voyage au pays des caribous!!
Et puis je n'oublie pas non plus Sofia. Bienvenue également dans l'aventure des "EJE travel".
Je vous souhaite à toutes les deux une bonne installation et un bon stage.


Pour commencer, je voulais vous faire part de mon quotidien. A mon arrivée, j'ai rencontré ma colocataire, Sarah, avec laquelle je devais cohabiter dès le premier jour sans même nous connaître. Les logements sont chers et difficiles à trouver à Munich, comme je vous l'ai déjà dit précédemment. La particularité de mon séjour est que je suis logée par l'association qui m'accueille en stage. Ce logement est un grand studio, autant vous dire que la communication est essentielle dans ce genre de contexte. Ça tombe bien, j'effectue un stage dont l'objectif principal (entendez par là le domaine de compétences) est la communication. De quoi m'exercer au quotidien. L'avantage est que Sarah parle français, cela facilite énormément nos échanges. En effet, je ne parle pas l'allemand, et peu l'anglais, ce détail n'est donc pas des moindres.
Nous devons nous organiser pour partager la salle de bain, dans laquelle se trouve les toilettes. Et puis, je suis plutôt une "couche-tard", heureusement Sarah ne se couche pas avec les poules, à la tombée de la nuit.
Nous utilisons internet à tour de rôle. Le coin internet se trouve sur un matelas posé à même le sol, une table basse nous permet de poser l’ordinateur. Par contre, nous avons chacune un grand bureau.
Question cuisine, nous avons l'essentiel: une poêle et deux casseroles. Moi qui prend plaisir à préparer des petits plats et qui aime faire des gratins, des lasagnes... c'est loupé. La vaisselle ne manque pas et nous avons tout de même un grille-pain, une bouilloire mais pas de passoire, ni de verre doseur (détails essentiels pour la préparation de certains plats). Quant aux couteaux, je ne risque pas de me blesser. C'est pas plus mal, je suis maladroite.
Attention, je ne suis pas en train de me plaindre, au contraire. Ce paragraphe a seulement pour but de relater mon quotidien afin que vous ayez une idée des conditions dans lesquelles je vais vivre pendant trois mois, c'est-à-dire avec l'essentiel et peu d'intimité. Ce stage est une expérience unique. Pour autant, ces moments là permettent de prendre conscience du confort dans lequel nous vivons quotidiennement, alors que nous ne nous en apercevons plus. Ce sont également ces moments qui permettent de se découvrir davantage. En général, tous les événements sont vécus de manière plus intense, et le temps passé permet de puiser dans nos ressources.
La laverie se trouve à quasiment 10 minutes à pieds. Ce qui est bien à Munich, d'après ce que j'ai constaté, c'est que tout est à proximité, et ce, dans tous les quartiers. Tout comme Cérina, non loin de l'appartement il y a un lidl, et du côté opposé, un Macdo. Par contre, pour mon plus grand plaisir, des magasins bios, aux prix raisonnables, sont ouverts un peu partout. En fait, on trouve des magasins alimentaires de toutes marques, presque les uns contre les autres.
A tout juste une minute se trouvent une bouche de métro, le RER et des arrêts de bus. Ça c'est vraiment chouette. Ainsi, je suis à 1/4 d'heure du cœur de Munich.

Bon allez, je ne vous ennuie pas plus et vous propose, pour finir cette présentation, une petite visite du logement:

Mon coin lit et bureau

La vue de ma fenêtre, pas mal non?.
Tout de suite à droite, derrière les arbres, vous pouvez distinguer les rails du RER


La salle de bain,




la cuisine,


le fameux coin internet,

pour finir, le coin de ma coloc.




Ce week end, et jusqu'à mardi (mardi gras), il y avait des festivités dans le centre pour le Carnaval (fashing).
Je vous emmène avec moi à la découverte de la vieille ville:

De l'autre côté de la voûte, l'une des portes du vieux Munich, vous apercevez Karlplatz, proche de...


...Marienplatz, la place principale, avec sur la droite un bout du nouvel Hôtel de ville (Neues Rathaus).
En arrière plan vous pouvez voir dépasser les deux tours de la Cathédrale Notre-Dame de Munich (Frauenkirche),


en face, l'ancien Hôtel de ville, aujourd'hui devenu le musée du jouet,

le clocher de l'hôtel de ville avec, en son centre, le célèbre carillon (Glockenspeil) qui se met en action à 11h et 12h ainsi qu'à 17h dès le mois de mars,

et pour finir, je vous présente un échantillon de l'architecture Bavaroise:
Orlandoplatz


voici l'Hofbräuhaus, le Bierpalast (restaurant où se dégustent bières et bretzels) le plus célèbre au monde



Sur mon terrain de stage, une autre stagiaire EJE de l'école de Grenoble, en deuxième année également, est présente dans l'autre groupe, pour une durée d'un mois. Arrivée deux jours après moi en stage, avec deux autres camarades de sa promotion, elles sont toutes trois réparties sur des structures différentes appartenant à Infanterix. Ce mardi, elles avaient rendez-vous avec une amie de l'une de leur formatrice, Munichoise, qui devait leurs présenter la ville. Elles ont accepté que je me joigne à elles et je les en remercie.
Ce fût une superbe journée, débutée pour l'occasion de mardi gras par la danse des femmes du marché au Viktualienmarkt (marché des victuailles) en compagnie d'une partie de l'équipe d'Infanterix.
Puis, avec les filles de Grenoble nous avons dégusté des plats bavarois, avant de rencontrer Maureen, qui nous a proposé une visite guidée personnalisée du cœur de Munich, en ce jour de fête. Merci à elle.



A présent, je vais vous parler des premières différences que j'ai constatées, entre mes expériences et les pratiques que j'observe actuellement.
A Infanterix Harras, les enfants sont au cœur de l'organisation. Dans mon groupe, les enfants âgés de deux à trois ans sont abordés calmement, la parole accompagne les actes. Les enfants ne sont pas contraints, ils agissent parce qu'ils l'ont décidé, souvent grâce à l'explication ou la négociation avec l'adulte. Ils ont beaucoup de liberté, toutefois, les interdits sont clairement formulés. Il n'y a pas de cris, pas de grosses bousculades et les enfants n'ont pas de gestes violents entre eux. Enfants et adultes semblent relativement à l'écoute les uns des autres. Les enfants s'opposent, tout comme en France, mais tout se passe dans le dialogue et avec douceur.
Les rituels rythment la journée. Autour des temps forts, comme les temps de repas et la sieste, d'autres gestes répétitifs apparaissent tels des repères accueillis et pratiqués avec plaisir. Les enfants s'en sont saisis, et je constate que ces automatismes leurs permettent de se canaliser et de se sentir rassurés. Théoriquement, il n'y a rien de nouveau pour moi, cependant la journée toute entière se déroule selon ce principe.
Pour illustrer ce que je viens de vous raconter, je vais décrire certains passages d'une journée type.
La structure ouvre ses portes aux enfants à partir de 8h.
Entre 8h et 8h30, les enfants sont accueillis dans l'un des deux groupes, en fonction de la personne qui a ouvert. A partir de 8h30, lorsque le deuxième éducateur est arrivé, les enfants rejoignent la salle correspondant à leur groupe.
Entre 8h30 et 9h30, les enfants s'installent à table quand ils le souhaitent, pour faire le frühstück (collation). Celle-ci change tous les jours mais est identique chaque semaine. Seul le déjeuner change tous les jours et toutes les semaines.

Ainsi, le jeudi c'est le jour du bretzel par exemple,

accompagné de charcuterie...

...de légumes et de fruits.









Les enfants prennent leur verre et un bol ou une assiette sur le chariot, en fonction des aliments, avant de se mettre à table. Ils doivent au moins venir s'hydrater.

Le lavage des mains est systématique, avant et après chacun des repas. De même, il est effectué après chaque passage aux toilettes.
Les enfants se lavent les mains seuls, sous le regard de l'adulte. Le savon est à disposition.
Vers 10h, c'est l'heure du Morgenkreis (littéralement ronde du matin). C'est un temps durant lequel les enfants chantent en allemand et en français dans un premier temps pour se dire bonjour, avant de choisir les chansons qui leurs font plaisir. Puis, à l'aide d'un tableau magnétique, ils apprennent les jours de la semaine, en chanson.

Vient ensuite le temps de compter les enfants présents, en allemand et en français, et de nommer les enfants absents.
En fait, les chansons sont utilisées en guise de rituel à chaque changement dans le déroulement de la journée et pour accompagner chaque acte. Par exemple, lorsque vient le moment du rangement, pour encourager les enfants à y participer, les éducateurs chantent une chanson et commencent à ranger. Les enfants se mettent à chanter et à ranger.
Vers 11h30, au moment du mittagessen (déjeuner), les enfants se lavent les mains avant de s'installer à table. Quand tous les enfants sont attablés, ils chantent une chanson pour se souhaiter bon appétit. Ensuite un enfant distribue les verres étiquetés à leur nom, tandis qu'un autre distribue les assiettes servies. Lorsqu'ils ont terminé de manger, à tour de rôle et deux par deux, les enfants débarrassent leur assiette. Ils vont ensuite se laver les dents puis les mains, par petit groupe. L'éducateur se lave les dents avec eux.
A l'heure de la sieste, après être allés aux toilettes, les enfants vont dans le dortoir. Leur lit est déjà installé, toujours à la même place. Ils récupèrent la caisse à leur nom, contenant couette et coussin, afin de faire leur lit et de se déshabiller. La caisse leur sert alors à ranger leurs habits.
L'endormissement se fait dans le calme, certains enfants demandent la présence d'un éducateur auprès d'eux, parfois des "gratouilles". D'autres veulent rester seuls. Pour certains, il est préférable de rester à leur côté afin qu'ils ne s’excitent pas et ne dérangent pas les autres. La plupart des enfants n'ont plus de doudou ni de sucette. 
Une fois les enfants endormis, les éducateurs sortent du dortoir et poussent la porte. Les enfants se lèvent dès qu'ils le souhaitent. Par contre, à partir de 14h30, la porte est ouverte et les volets relevés. Il est l'heure de se réveiller, de se rhabiller et de passer aux toilettes.
Le brotzeit (goûter) à lieu à 15h, après le lavage des mains.
Je ne pense pas que les enfants passent davantage de temps à table qu'en France sur l'ensemble de la journée. Les enfants restent, au final, un temps plus ou moins équivalents attablés pour l'ensemble des trois repas.
Je crois que la participation des enfants aux gestes quotidiens permet d'apaiser l'ambiance, les enfants étant occupés, les adultes les aident et ainsi la journée se déroule plus paisiblement. Je pense également que le cadre familial et le contexte de l'accueil influent sur le comportement des enfants, qui paraissent plus sereins.
Je suis dans une petite structure privée, et je me demande comment ces méthodes s'adaptent à des groupes plus difficiles. Qu'en est-il des groupes plus importants, les jardin d'enfants sont composés de 25 enfants de trois à six/sept ans, ou des groupes plus jeunes comme en crèche, formés de 12 enfants de six mois à trois ans. Je m'interroge alors sur la manière d'accueillir les enfants avec la même qualité et un nombre d'éducateurs identiques...

Il paraît qu'à Munich les habitants ne sont pas stressés !

A bientôt
Virginie



























































dimanche 2 mars 2014

Première semaine à Trois-Rivières. Mes débuts à La Maisonnée :-) (Sonia)



       Me voilà installée à Trois-Rivières depuis une semaine! Dimanche dernier, c'est sur une note de suspense que j'ai terminé mon article ;-) . En effet, le lendemain j'avais rendez-vous au Collège LaFlèche et j'allais découvrir mon lieu de stage. Et bien, c'est chose faite! Je vais donc tenter de vous faire part de mes découvertes et de mes premières impressions.
       Tout d'abord, j'ai été extraordinairement bien accueillie au Collège LaFlèche. Les deux personnes responsables des étudiants étrangers m'ont reçu avec le sourire et avec enthousiasme. J'ai visité les locaux, heureuse de faire la connaissance du personnel et de quelques étudiantes. Le lendemain, un "cinq à sept" était organisé pour réunir les étudiants étrangers et les étudiants québécois à l'aube ou au retour d'une aventure similaire. Chouette moment et des échanges intéressants! Ce que je retiens de cette soirée, c'est sans doute cet accueil chaleureux et ce sentiment de vivre chacun la même chose avec nos différences de parcours, de destinations, de lieux de stage.... Partir à l'étranger, c'est finalement aller à la rencontre de cet Autre et bien évidemment de Soi. Parce que c'est aussi pour ça qu'on a choisi de vivre cette folle aventure: se connaitre un peu mieux soi-même et se découvrir de nouvelles qualités. Parce qu'on aurait pas forcément réagi de même en étant rester chez soi. Ce que je veux dire, c'est que le fait de partir seule, loin de tout, incapable de maîtriser les choses malgré mon obsession de vouloir tout anticiper, m'oblige à faire preuve d'une capacité d'adaptation et d'une ouverture à l'Autre. J'apprends l'écoute, le partage, l'accueil et je me questionne sur la manière dont j'aborde les choses en France. Il faut parfois partir pour découvrir l'importance de chaque détail, de chaque moment, de chaque personne...

        J'ai débuté mon stage mardi dernier après avoir découvert le lieu la veille, accompagnée par ma superviseure. Je n’ai fait pour le moment que trois jours complets car je ne travaille pas le vendredi. C’est un peu tôt pour vous faire un retour mais je vais tenter de vous donner mes premières impressions. 

Le Centre Petite Enfance dans lequel je fais mon stage s’appelle La Maisonnée (2) et accueille environ 20 enfants mais le nombre diffère selon les journées. Il existe aussi La Maisonnée (1) dans d’autres locaux qui est un CPE classique. Là où je fais mon stage, les enfants sont issus pour la plupart de milieux défavorisés et rencontrent diverses problématiques telles que troubles de la communication, de l’attachement, difficulté à entrer en relation avec les autres... Certains vivent dans des familles d’accueil. Le CPE comprend deux groupes d’enfants : Les Abeilles et les Coccinelles. Je suis dans le groupe des Abeilles. Les enfants sont âgés de deux ans à cinq ans. Pour cette première semaine, l’éducatrice n’a pas souhaité me parler de leur histoire respective pour ne pas que je commence mon stage avec des préjugés sur chacun et pour que je puisse aller à la rencontre de chaque enfant de manière positive. Je sais simplement que beaucoup sont en famille d’accueil pour des raisons diverses. Elle m’en dira plus la semaine prochaine... 
Les locaux sont plutôt petits : une cuisine, une salle de pause, un couloir, des toilettes, deux salles. Les enfants jouent, mangent et font la sieste dans la même salle. Il y a un jardin (enneigé !) avec des jeux dehors : un « dinobulle », une partie avec toboggan mais à laquelle ils n’ont pas accès l’hiver. Dehors, ils jouent avec des pelles et des « traineaux » (luges).
Au niveau de l’équipe, il y a quatre éducatrices qui se relayent selon les jours. Une éducatrice en particulier est là surtout le matin à l’ouverture, le midi et avant la sieste, et le soir. Il y a aussi un éducateur spécialisé qui ne travaille pas tous les jours. En ce moment, il y a une stagiaire psychoéducatrice. La psychoéducation vient du Québec et elle m’a expliqué que son travail ressemblait un peu à celui d’éducateur spécialisé mais plus centré sur la psychologie et sur des tests qu’elle élabore auprès des enfants. Ma tutrice est éducatrice à l'enfance et travaille ici depuis longtemps. Elle n’était pas là lundi quand je suis arrivée l’après-midi accompagnée par ma superviseure du Collège LaFlèche mais elle m’a accueillie le lendemain. Très bon accueil! L’équipe est très accueillante et de bonne humeur.
Les enfants du groupe avaient été prévenus de ma venue par l’éducatrice qui leur a expliqué que j’étais venue de très loin en avion comme la stagiaire de l’année dernière (certains pensent que je repars tous les soirs chez moi en avion ! J ). J’ai également écrit un petit mot de présentation pour les parents. A mon arrivée, certains enfants étaient en retrait, d’autres au contraire sont venus rapidement vers moi notamment un petit-garçon qui m’a fait signe de la main lorsque je suis arrivée le premier jour alors que tous faisaient la sieste. Un autre m’attendait aussi impatiemment le lendemain. J’ai un peu de mal à les comprendre parfois quand ils parlent à cause de l’accent québécois. Une petite-fille m’a demandé : « Pourquoi tu parles de même ? » (« de même » = « comme ça »). Mais on arrive à se comprendre petit à petit.
Par rapport au fonctionnement, tout est très organisé. Tout est planifié d’avance. Il y a un programme avec des thèmes différents et des activités différentes selon les mois. Au départ, cela me faisait penser un peu à l’organisation d’un centre aéré avec un côté plus « professionnel ». Et puis, en ayant lu les documents que m’a transmis l’éducatrice, je comprends un peu mieux. Les CPE répondent à un programme éducatif défini par le gouvernement québécois. Les documents écrits par l’éducatrice sont assez surprenants. Cela ressemble à des fiches techniques de « comment faire » dans telle ou telle situation, comme des guides, tout en mettant l’accent sur les différents domaines du développement de l’enfant. C’est très précis. Comment réagir en situation de crise par exemple, que faire si un enfant ne respecte pas les consignes, quelle attitude adopter face à des problèmes de comportement… Un peu comme des recettes de cuisine. Alors évidemment cela me pose question quant à la prise en compte de l’enfant dans son individualité. Mais en discutant avec l’éducatrice, elle m’a expliqué que malgré le programme, elle prenait soin de s’adapter à chacun et qu’elle pouvait changer une activité sur le moment si celle-ci ne répondait pas au besoin de l’enfant. Ce que je me demande aussi : y a-t-il un lien qui est fait avec des apports théoriques comme on peut le faire en France ? Ou bien reste-t-on centré sur la technique sans savoir d’où vient telle ou telle pratique ? Je ne l’ai pas encore questionné.

J’ai tout de même retrouvé aussi nos valeurs : l’empathie, l’écoute, la remise en question, l’autorité (« la fermeté bienveillante »)… Par contre, j’ai été surprise par le côté beaucoup plus chaleureux et familial : bisous, calins, petits surnoms gentils (« mon trésor », « mon amour », « ma beauté fatale »). Mais j'ai finalement été moins dérangée que j'aurai pu l'être en France. Par rapport aux surnoms, l’éducatrice m’a souligné que ce n’était pas très professionnel mais qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. Au-delà de ça, je la trouve très compétente et très professionnelle, faisant attention à chaque demande d’enfant, prenant le temps avec chacun et surtout prenant du plaisir à travailler. Elle est aussi très ouverte et m’a dit de ne pas hésiter à lui parler de ce qui me questionne dans sa pratique. 

 En dehors du stage, il ne fait pas très chaud comme vous pouvez vous en doutez mais ça en vaut la peine car la neige est magnifique. Ma famille d’accueil est super et j’ai une chambre parfaite dans un sous-sol aménagé. Ce sont donc les beaux-parents de Marie-Pier, la québécoise venue faire son stage en France l’année dernière et qui était venue à l'IRTS lors de la journée sur l’Identité. Cerise sur le gâteau, ils sont végétariens ! Et j’ai même le droit de profiter du jacuzzi dehors !
Vendredi soir, Marie-Pier et moi étions invitées chez une de ses "cheums" de filles. L'occasion pour moi de découvrir la folle ambiance canadienne et même quelques alcools québécois (avec modération bien sûr! ;-) ). Le lendemain, journée studieuse plongée dans mon travail et mes lectures... J'ai oublié de vous dire: j'ai aussi des travaux à effectuer ici en plus de ceux de l'IRTS, ce qui m'a donné un petit coup de stress en milieu de semaine. Le froid, la fatigue, le stress => petit coup de blues mercredi soir! Il faut dire que tout va très vite depuis mon arrivée et j'ai récolté beaucoup d'informations à la fois. Rassurez-vous, j'ai retrouvé la forme le lendemain. Et pour cela, rien de mieux qu'une séance de sport au Collège LaFlèche vendredi! Aujourd'hui, j'ai visité le centre-ville de Trois-Rivières avec Christine, l'autre étudiante québécoise venue faire son stage en France. Marie-Pier et Christine sont heureuses de se remémorer leurs moments passés en France et chacune est partie avec une vision nouvelle du métier, toutes deux enrichies par leurs expériences de stage à Marseille. 

A mon tour de vivre cette aventure! :-)





Le Collège LaFlèche

Le "cinq à sept"

Le froid!

Le jardin enneigé du CPE

Atelier cuisine au CPE: préparation d'un crumble!

Les Poissons Cheddar, adorés des enfants!

Poissons Cheddar

Le Port de Trois-Rivières






Sonia


Première semaine de stage à Stockholm


Hej (= Salut)

Je vous avais laissés après mon premier jour de stage. Je vais aujourd’hui vous décrire la structure qui m’accueille, au vu de mes premières observations. Attention, c’est encore un article bien long (en tout cas à écrire) !

Chez Trilingua la journée commence à 7h30 mais l’heure à laquelle arrivent la plupart des enfants c’est plutôt 8h30. A 8h40, c’est le Samling. Ce moment de rassemblement permet de commencer la journée, c’est un repère important pour les enfants. Tout d’abord, on demande aux enfants quel jour nous sommes. Sur le mur les jours de la semaine sont affichés avec en face de chacun d’eux une photo de l’activité du jour (visite de la bibliothèque, gym, etc …), ensuite, il est demandé à l’un des plus grands (5 ans) d’écrire le jour au tableau. C’est un temps pendant lequel les activités vont être expliquées et où l’on chante des chansons en lien avec le thème de ces activités. Lorsqu’il n’y a pas de thème particulier pour les chansons, on demande à un enfant de lancer un gros dé en mousse, le nombre défini ensuite le nombre d’animaux/marionnettes que l’enfant doit sortir de la « boîte à chanson ». Chaque animaux représentant une chanson en français, en anglais ou en suédois.

Pour les quatre premières semaines de stage je me trouve dans le département JUNGLE qui accueille 30 enfants entre 3 et 5 ans. Après le samling on divise les enfants en deux groupes de 15. Chacun leur tour, ils vont manger la collation du matin, à 9h00 puis à 9h20. La plupart des enfants ne prennent pas le petit déjeuner chez eux, c’est pourquoi la collation est prise aussi tôt. Sur mon ancien lieu de stage, en France, c’était 10 heure.

Souvent, le premier groupe est celui qui va au parc juste après pour un peu plus d’une heure. Le second groupe va à la bibliothèque, ou autre … Bien sur les groupes ne sont pas toujours les mêmes, pour que tout le monde ait droit aux activités.

Sortir à l’extérieur de la structure c’est tout une expédition. Les enfants enfilent leur combinaison de ski, bonnets, écharpes et gants. Car, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, la sortie au parc ne sera pas annulée ! Pour finir, l’élément indispensable pour leur sécurité : le petit gilet jaune fluo, avec au dos les coordonnées de la structure. C’est la même chose pour toutes les autres écoles. L’inconvénient, c’est qu’une fois au parc public, il est difficile de différencier tous les enfants car il arrive que plusieurs autres écoles soient là. Les deux premiers jours je n’étais absolument pas sereine dans ce parc ouvert sur la rue, pleins d’enfants habillés de la même façon. Mais à chaque fois l’équipe arrive à rassembler les 15 enfants sans mal, pour ensuite rentrer à l’école.

11h00 c’est l’heure de manger pour le premier groupe, 11h30 pour le deuxième. Le repas se compose de salades en entrée, d’un plat équilibré mais jamais de dessert, puisqu’il n’y en a pas en Suède (comme je vous l’avais dit dans mon précédent article). Je mange moi-même la même chose que les enfants et je peux vous dire que la française que je suis, trouve cela bien fade sans dessert. J’ai cette impression que le repas n’est pas fini :)

Après le repas, les enfants les plus jeunes vont à la sieste tandis que les autres sont en jeux libre dans une autre pièce.

Le goûter à lieu à 14h00 pour le premier groupe et 14h30 pour le deuxième. C’est très tôt par rapport à chez nous car les enfants prennent le dîner à 17h00 ou 17h30 chez eux. Parfois, quand il « fait bon » (2°C avec un ciel bien gris), le deuxième groupe, auquel c’est le tour d’aller au parc, prend ce goûter dehors. 
Je suis beaucoup plus étonnée par le goûter ! Il se compose souvent de biscottes beurrées, mais pas n’importe lesquelles. J’imagine que vous avez déjà vu (et peut être goûté) ces biscottes WASA dans nos supermarchés:


En réalité, pour les suédois c’est du pain croustillant. Enfin bon, ce n’est pas ça qui m’a étonné car je m’y attendais plus ou moins, la marque étant suédoise. Mercredi les enfants ont eu des poivrons crus, coupés en morceaux comme nous le ferions avec les fruits. Et ils se jetaient dessus comme s’il s’agissait de bonbons ! Incroyable !
Petit moment de solitude pour moi : une petite fille de 5 ans dégustait son poivron rouge en disant « mmh c’est bon le paprika ! », ce à quoi j’ai répondu « non, c’est un poivron ». La réponse à laquelle j’ai eu droit ? « Mais paprika ça veut dire poivron en suédois », avec un charmant regard condescendant. Hum … désolé, au temps pour moi !!! Bon bien sur, le paprika est une épice obtenue a partir des piments rouges et donc des poivrons rouges, mais bon j'étais loin de penser à ça ^^

Il faut savoir que ces enfants mangent beaucoup de bonbons chez eux, il y en a même un qui en mangent le matin, avant de venir, en guise de petit déjeuner. Mais attention, si on leur donne trop de sucre à l’école les parents ne seront pas du tout contents !! Le pays mène une sorte de campagne/bataille contre le sucre. Et pourtant dans chaque super marché il y a des tonnes de bonbons que l’on peut prendre dans des sachets plastiques, au kilo. J’ai du mal à comprendre toutes ces contradictions pour le moment. Le lait est également banni des repas depuis qu’un parent s’est plaint, j’ignore encore pourquoi.

Dès 15h00, c’est l’heure des parents qui commence jusqu’à 17h30, heure de fermeture. Cependant, dès 17h00 il ne reste plus que 2 ou 3 enfants, le reste de l’équipe les emmène donc dans un autre département, où les parents les récupéreront.
La directrice m’a expliqué qu’à Stockholm, toutes les écoles sont censées fermées à 18h30, c’est inscrit dans Le plan pour les crèches de Stockholm. Mais dans cette structure ils ne le font que si des parents en ont besoin.

Dans ce département les enfants sont grands, ils sont en âge d’aller à l’école maternelle en France. Il n’est donc pas étonnant que les activités prennent un angle éducatif et très souvent axé sur les mathématiques.
La journée du mardi était intéressante. Ma tutrice a proposé aux enfants de dédié cette journée au thème des bateaux. Tout d’abord, lors du samling, elle leur a demandé qui connaissait l’histoire d’un bateau en particulier. Les enfants connaissaient tous l’histoire du Vasa (ou Wasa, oui comme les biscottes, tout simplement parce qu'il s'agit du nom d'une dynastie suédoise), mais qui ne l’a connait pas en Suède ? Le Vasa est un navire de guerre construit entre 1626 et 1628 par le roi Gustave II Adolphe de Suède. A peine 20 minutes après son départ, il coula. Honteux, le Roi décida que  l’on n’en parlerait plus jamais. Dans les années 1950-60, il fut localisé et renfloué. Aujourd’hui, c’est un musée, le deuxième musée le plus visité du pays avec  1,1 millions de visiteurs en 2008 ! Un musée original et éphémère car très fragile, il faut donc en profiter pour aller le voir le plus vite possible. C’est bien mon intention et je vous ferai évidemment partager mes photos.

Cette jolie anecdote a permis aux enfants de faire quelques découvertes ce mardi 25 Février.

Revenons au samling : un enfant a voulu poursuivre en nous racontant l’histoire du Titanic, puis on a chanté des chansons en rapport avec les bateaux et la mer. Le groupe qui est allé au parc le matin a ramassé du bois et des cailloux pour l’activité de l’après-midi. Avec son téléphone portable, ma tutrice leur a montré des images du Titanic et du Vasa. Une petite fille s'est exclamé "Oh c'est le bateau d'Eric", nous avons eu besoin de quelques minutes pour comprendre qu'elle parlait du prince Eric dans La petite sirène ^^.
Avec des bouteilles en plastique, des gobelets et leurs trouvailles du matin, chaque enfant a construit son propre bateau. Excepté l’un d’entre eux qui a rempli sa bouteille de pierres pour faire un sous-marin. Avant le goûter, ma tutrice leur a proposé de voir si leur bateau flottait bien (ou restait bien sous l’eau concernant le sous-marin). Dans un grand bac plein d’eau colorée en bleu, ils ont donc déposé un par un leur bateau. L’activité leur permettait de comprendre ce que veut dire « flotter », « couler », que le poids d’un bateau est très important, etc … Pour mieux comprendre l’histoire du Titanic, de gros glaçons y ont été ajoutés, ils ont pu voir qu’une partie de « l’iceberg » est immergée tandis qu’une autre bonne partie est sous l’eau. L’un des bateaux avait un tout petit trou mais suffisamment pour vite se remplir d’eau et couler. Ensuite, pour faire durer l’activité, ils ont eu pour mission de chercher des animaux qui aiment l’eau et/ou vivent dans l’eau parmi les jouets de la structure.
J’ai trouvé cette approche très intéressante et ludique, très facile à réaliser, ça peut donner des idées.

Quelque chose qui va vous faire rire maintenant, les enfants appellent tous les membres de l’équipe « maîtresse » ! Même moi, oui ! Je peux vous dire que les premières fois c’était très étonnant, même dérangeant ! Je n’ai d’ailleurs pas réagi, même lorsqu’ils me fixaient des yeux. Mais cela a le mérite de placer tous les membres de l’équipe sur un pied d’égalité.

Autre chose de très différents et pour moi déstabilisant : la grande liberté des enfants. J’ai été très étonnée de les voir évoluer dans la structure, sans adulte. Aux toilettes (qui sont pourtant à taille adulte, les plus petits doivent monter sur un escabeau pour se laver les mains), dans différentes pièces de jeux et même, j’en ai vu certains se diriger dans la cuisine et monter sur une chaise pour se servir un verre d’eau.

J’aime l’idée qu’ils soient autonomes mais je suis tout de même étonnée de voir que cela se passe sans la présence d’un adulte. Dans les toilettes par exemple, ils y vont parfois à 3 ou 4, alors qu’il n’y a qu’un WC, souvent dans une ambiance survoltée. Pour ma part, j’ai peur que l’un d’entre eux tombe du tabouret et se fasse très mal. Après, il est possible que cela soit dû à la disposition des locaux : de nombreuses pièces, certaines en enfilade, un long couloir à l’entrée. Ou alors, cela résulte simplement du fait qu’ici on laisse beaucoup de liberté à l’enfant. Par exemple, ils peuvent monter sur les meubles sans qu’on ne leur dise rien (en tout cas cela dépend des professionnels, si bien qu’ils le font tout de même).

Jeudi, j’ai été énormément troublée ! En fin de journée, deux petites filles m’ont demandé des feuilles cartonnées roses pour dessiner. Celles-ci sont censées servir uniquement aux activités avec l’adulte. Mais comme toujours je ne savais pas trop quoi répondre. Selon la structure, on pourrait me dire que ces feuilles ne servent strictement qu’à ces activités, un point c’est tout, dans d’autres on me répondrait que ce n’est pas grave, pour deux ou trois feuilles. Etant donné que ce n’était que mon troisième jour de stage j’ai préféré demander confirmation à une personne de l’équipe qui m’a répondu, devant les enfants : « oui normalement c’est que pour les activités mais comme on a pas le droit de leur dire non … ».
Ah …

Cela me pose beaucoup question. Je pense que l'enfant à besoin de liberté pour s'exprimer et s'épanouir mais également qu'il a besoin de limites, de repères et même de faire l'expérience de la frustration. Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me donner votre avis sur tout ça en commentaires.

J’ai donc remarqué au quotidien la différence que cette «  interdiction du non » implique par rapport à mes expériences passées. Lorsque les enfants se battent, chahutent ou font du bruit juste à côté de la salle de sieste, et que j’essaie d’intervenir, j’ai beau les appeler par leur prénom, pour attirer leur attention, ils m’entendent mais ne me regardent pas. J’ai l’impression de ne pas être là, d’être entendue mais pas écoutée. J’ai même l’impression de jouer à la police alors que d’habitude je suis loin de ce rôle négatif.

Il semble que ce "non" soit également proscrit au sein de la famille… 

Ma journée du mercredi était très intéressante et est passée très très vite. J’ai eu un entretien avec la directrice, pendant lequel nous avons parlé de mes objectifs de stage. Nous sommes ensuite revenues sur la visite de l’autre école du lundi précédent.
Elle partage le même étonnement que moi concernant la trop grande utilisation des écrans pour les enfants. Je dirais même que cela lui tient très à cœur, au point qu’elle compte bien tenir tête à l’inspectrice et ne pas céder : elle ne compte pas acheter d’iPad pour sa structure !!!
D’après elle, les enfants d’aujourd’hui (en tout cas en Suède) sont sur-stimulés, bombardés d’informations numériques, on ne leur laisse pas le temps de s’ennuyer. Pour en revenir au projet qu’elle souhaite monter avec l’autre école autour du livre, elle souhaiterait également que j’y participe et pourquoi pas profiter de ma qualité de stagiaire étrangère pour faire un peu de « prévention » auprès des parents, en m’appuyant sur mes observations « d’un point de vue extérieur et étranger » ainsi que sur l’exposé sur les médias auquel j’ai participé l’année dernière avec certaines filles de la promo (coucou les girls :p).

Elle est également intéressée par notre semaine "technique éducative" avec une conteuse, elle a aimé l’idée de faire un livre avec les enfants. Cet entretien s’est ensuite transformé en réunion avec Marco, le musicien colombien (il me semble). L’idée serait de mettre également cette histoire en musique.
A la bibliothèque à laquelle se rendent les enfants de la structure, il y a un français, lui aussi intéressé par ce projet.
Je suis ressortie de cette réunion, ravie, des projets pleins la tête. A voir maintenant si ce n’est pas beaucoup pour mes épaules de stagiaires !

C’est après cela que j’ai participé à une réunion d’équipe d’une heure, tout en anglais ! Aie, le mal de tête, mais j’étais contente d’à peu près tout comprendre. Cela dit j’ai encore besoin d’entrainement. 

Cette réunion a eu lieu de 13h00 à 14h00, deux personnes des départements voisins sont venues en renfort en attendant. Tout d’abord, ma tutrice a raconté au reste de l’équipe sa rencontre avec une employée d’une autre école qui était fière de présenter son projet autour des avocats (ceux qui se mangent hein), autrement dit toutes les activités tournent autour de ce fruit et ce pendant trois ans !!! J’avoue qu’on a bien rigolé x)
Ensuite, elles ont fait un point sur les enfants. Il a été décidé que je suivrais le groupe dans lequel se trouve l’un d’entre eux en particulier. En effet, il vient d’une autre école où il n’y avait, a priori, absolument aucune règle et à 4 ans il a énormément de mal à suivre les règles et instructions, ainsi qu’à se canaliser, il ne peut pas finir une activité. Cela devient très dangereux lorsque le groupe est à l’extérieur de la structure car il lui arrive de s’enfuir.

Pour ce stage Communication Professionnelle, je crois que je vais être gâtée avec toutes les réunions qu’il y a dans cette structure. La directrice m’a assuré que je pourrais assister à chacune.
Il y a une réunion d’équipe par semaine, dans chaque département, ainsi qu’une réunion par semaine entre les deux personnes qui sont responsables du département. Toutes les 6 semaines il y a la réunion pédagogique qui réunit tous les départements. Pour cela la structure est fermée tout le vendredi après-midi en question. Il y a également plusieurs réunions avec les parents-délégués dans l’année. Je crois qu’il y en a une très bientôt.

Je pourrais donc également observer les relations avec les parents qui, pour le moment, me semblent un peu conflictuelles. En effet, l’équipe de Jungle et la directrice m’ont fait part de leurs difficultés. Elles ont constamment peur d’une plainte. Lorsque les parents quittent la structure le matin, elles ont clairement l’impression qu’ils sont « soulagés » de leur laisser les enfants, d’ailleurs on considère ici que l’éducation est l’entière responsabilité des professionnels de la petite enfance et non un travail en commun entre les parents et les professionnels.


Pour ceux qui semblaient très intéressés par ces masques chirurgicaux : je n’ai porté le mien que deux jours. L’équipe en a eu assez et a donc appelé l’organisme qui fait autorité en termes de santé, en Suède. On leur a dit que ce n’était pas nécessaire et plus personne ne le porte, malheureusement pour la directrice qui y tenait.

Que dire de plus sur cette première semaine? 
- Les enfant parlent tous les trois langues mais j'ai remarqué qu'ils parlent plus naturellement le suédois ou le français entre eux. J'ai demandé à un petit groupe quelle langue ils préféraient et il s'agit du suédois, qui est très simple parait-il. Ils n'aiment pas beaucoup l'anglais par contre. Certains d'entre eux parlent une quatrième langue: polonais, portugais, ...
- L'équipe de Jungle est composée de six femmes: l'une vient d'Amérique Latine (je ne sais plus si c'est le Brésil ou un autre pays), deux sont françaises, une est franco-suédoise et deux sont suédoises. Parmi les suédoises, la plus âgée est une éducatrice, l'équivalent suédois. Voila pourquoi il vaut mieux que les réunions se fassent en anglais.

C'est tout pour le moment, concernant le stage…

J’ai profité de mon week-end pour visiter le musée d’Histoire - Historiska Museet. Entrée gratuite le vendredi, je me suis donc retrouvée entourée d’enfants venus visiter avec leurs parents et grands-parents, courant et criant partout, touchant à tout !!!! Le sacrilège pour moi !!!

Mais c’était très intéressant. Quelle meilleur façon de découvrir un pays et sa culture qu’en découvrant son Histoire ?

La visite à débuter par l’exposition sur l’époque Viking. Les rôles et places de l’homme et de la femme dans cette société étaient constamment étudiés et comparés. Ceux de l’enfant étaient également souvent abordés.

 
L'homme viking est un guerrier qui défend ses terres car il est également fermier. Il est donc caractérisé par les armes.
La femme viking est la gardienne de la maison, garder les clés relève de sa responsabilité. Dans les décisions importantes que prennent les hommes elles ont tout de même leur place. Elles travaillent également dans le textile.

Voici une planche et une pierre à repasser!!!

Voici la reconstitution du visage et du corps d'une petite fille dont on a trouvé les ossements à Birka (l'une des premières villes de Suède qui se trouve sur le lac Mälar). Vraisemblablement, les enfants devaient participer très tôt aux activités de la ferme, mais ils avaient également des jouets, déjà:


L'ère viking a pris fin avec l'arrivée du christianisme, qui a lui même laissé sa place au protestantisme...
Voila pour l'Histoire ^^

Ensuite, à titre d’information, lorsque l’on dit que la vie est chère à Stockholm, je confirme. Hier soir nous sommes sortis manger avec mes colocataires. 8€ le verre de vin blanc et 18€ le plat de Fish n’chips (presque le prix d’un bon magret de canard en France !!!). Aie aie ! Mais quel bonheur de remanger ce plat, cela m’a rappelé l’Angleterre ^^ Même si ce n'est pas le plus diététique.



 Je vous quitte avec quelques photos du parc où l'on va avec les enfants, vous pouvez voir les membres d'une autre école donner le goûter à des enfants de 1 ou 2 ans, assis et attachés dans ces fameuses poussettes à 4 ou 6 places.





Voila, à bientôt et merci pour vos précédents commentaires!

Cérina.


A la découverte de la Suisse

Bonjour à tous et à toutes, 
Je suis une des dernières à partir en « Vadrouille », donc en voyant tous ces articles l'impatience était au rendez-vous.
J'ai effectué mon trajet en voiture avec un temps magnifique!!!


Après quelques heures, place à la neige et au brouillard pendant une petite heure....très beau mais pas  pratique!!!! Cela m'a permis de faire une petite pause.





 Après 6 h30 de route me voilà arrivée à Annemasse une ville frontalière à Genève, j'ai étais accueilli par le propriétaire de l'appartement ainsi qu'une des locataires, l'appartement est non loin du centre ville, au calme.
Tous deux m'expliquent que cette ville est très prisé par les travailleurs frontaliers, pendant cet échange, tous deux me donnent quelques informations pratique pour me rendre en ville puis à Genève. Une fois installé dans la chambre, je suis allée me promener en ville et repérer les différents quartiers et découvrir un peu cette  «  grande ville ».
Aujourd'hui,  me voici parti pour Genève, (Merci au GPS, même avec j'ai réussi à me perdre...) je me suis rendu sur la rade pour admirer célèbre jet d'eau, le soleil était au rendez-vous, seulement aujourd'hui le jet d'eau était éteint,ça sera peut être pour une prochaine fois.

J'ai continué par une visite de la la ville, j'ai découvert «  la cité du temps » un lieu d'exposition, en ce moment l'exposition à comme thème principal « la diversité » j'y ai découvert des photographies «  d'olivier FÖLLMI, photographe franco-suisse. Voici l'une d'entre elle qui à attiré mon attention.

Demain Lundi 3 Mars, premier jours de stage, je suis attendu à 9h à « La T'anières » je rentre dans "le vif du sujet" je vous ferai part de ma rencontre et mes impressions dans les prochains jours, en attendant voici le site internet de mon lieu de stage pour celle et ceux qui sont intéressés. http://www.latanieres.ch/

À bientôt. 


Sofia


samedi 1 mars 2014

Montréal, me voilà !

Après maintes péripéties concernant mon permis de travail, me voilà partie vendredi 28 février au matin pour Montréal. Mon lieu de stage m'attend lundi matin 8h pétantes. Ma référente désignée depuis quelques semaines, Amniet de son prénom, s'occupe d'un groupe d'enfants de 4-5 ans. Sauf qu'elle est en congés cette semaine, du coup je commencerai mon stage auprès d'un groupe similaire mais avec une autre éducatrice, Natasha. Je vous en parlerai en détails dans la semaine, quand je serai enfin en immersion.

Pour le moment je peux vous parler de mon voyage, épique. J'écris actuellement depuis l'aéroport de New York où je fais escale avant de débarquer chez les québécois. Il est donc 14h ici, 20h en France, et je commence a être victime du fameux "jetlag". Le terminal sent la junk-food a plein nez (j'exagère pas!), le wifi est payant (d'où mon absence de Skype pendant mon escale Binomette-Laura), et le texan à côté de moi à qui j'ai essayé de soudoyer le code wifi n'a pas été très sympathique... Mais place à la vraie anecdote du jour. Ils m'en auront fait voir les agents new-yorkais à l'aéroport... Ils ne voulaient pas me croire au contrôle des bagages quand je disais que les calissons présents dans mon sac étaient des "sweets with almonds, specialty of south of france", ils se sont mis à 4 pour scruter mes boîtes (véridique, et ils ont bloqués les personnes en attente) en disant que c'était sûrement de la viande (oui, oui). Au bout de quelques minutes (je vous assure que c'est long), un agent a osé : "ca-li-sson, it's like sau-ci-sson, right ?", là je vous avoue que j'ai hésité entre exploser de rire (mais je risquais quelques problèmes) ou faire une tête désespérée et interdite. J'ai choisi la 2ème option et le message semblait être passé. "Semblait" car en fait pas du tout, j'ai dû ouvrir une boîte et leur faire sentir le truc pour qu'ils ne jettent pas ça a la poubelle... J'ai eu peur qu'ils me demandent si ma bouteille d'eau n'était pas de la vodka, mais ils se sont arrêtés là. Bref je m'en suis sortie, j'ai mes calissons, mes bagages et je suis pressée de sortir de ce pays pour aller chez le voisin canadien. N'empêche que malgré tout j'ai trouvé une enseigne qui nous résume plutôt pas mal dans cet aéroport, regardez...


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Pendant le vol entre New York et Montreal j'ai pris quelques photos où on voit l'avancée vers le froid...

New-York, Manhattan, et la statue de la liberté si vous avez un bon oeil :)

Soyons clairs, ce n'est pas de l'eau mais de la glace...

Là on sent que l'arrivée vers le Canada n'est plus bien loin.

Montréal, ENFIN ! <3

Je suis finalement bien arrivée bien arrivée dans la ville enneigée de Montréal sur les coups de 17h heure locale, je suis passée à l'immigration ("vous avez le numero 380, nous en sommes au numéro 322... OK!"). Puis j'ai enfin affronté les -16 degrés (c'est donc bien vrai).
J'ai été accueilli par un ami qui habite sur place et qui au lieu d'avoir pitié de ma fatigue m'a conseillé d'enchainer desuite à l'heure de la ville, "et allons manger une poutine !" OK, allons-y. 

Voici donc la Poutine, fort diététique comme vous pouvez le constater ^^

Allez, sur cette parenthèse culinaire, je vous laisse. A très bientôt pour un contenu un petit peu plus pédagogique, promis.

Maud


Voici la grande aventure des 5 EJE VD 12/15 aux quatre coins du monde :
- Cérina en Suède
- Maud et Sonia au Canada
- Sofia en Suisse
- Virginie en Allemagne...

Suivez jour après jour leur nouvelle vie et leur stage auprès des enfants...